Confinement à la campagne, épisode 5

Après une belle semaine de vacances en Creuse, à la maison, la pluie s’est invitée, juste pour le retour du télétravail ! Autant vous dire que la reprise a été plus que difficile ! Pourtant, la pluie était bienvenue. La nature avait soif, le ciel lui offrait ce dont elle avait tant besoin.

Après les vacances… le travail et après la pluie, le beau temps… et une si jolie nature !

En un temps record, les paysages sont passés du vert très tendre du début de printemps à un vert plus soutenu et même plutôt, à un camaïeu de verts. Les genêts ont éclairé de leur jaune lumineux l’autre versant de la vallée, face à mes fenêtres. La bordure du ruisseau et les fossés de la petite route se sont parés de couleurs vives. Le bleu incomparable des myosotis s’associe au rose des compagnons et aux plus petites stellaires groupées qui apportent des touches blanches étincelantes. « La Creuse est un jardin ! »

Comme une impression d’être au cœur d’un tableau

Là, au fond de ma campagne, je comprends pleinement pourquoi Monet a fait de la Creuse l’une de ses sources d’inspiration. Oui, Claude Monet est venu et a peint la Creuse ! Il fait partie de ces 400 peintres impressionnistes  qui, comme Armand Guillaumin, Eugène Alluaud ou encore Francis Picabia se sont inspirés des paysages des vallées de la Creuse et de la Sédelle aux abords de Crozant, Fresselines ou La Celle Dunoise.

A cette époque, on voue une véritable admiration à la nature et l’on s’émerveille devant ces paysages authentiques. C’est très romantique et sauvage à l’heure de la révolution industrielle ! Les peintres pleinaristes et impressionnistes affrontent les éléments et la campagne creusoise pour reproduire ses couleurs, ses lumières et ses ombres remarquables.

La Creuse en photo

Avec mon appareil photo, en quelques clics rapides, je tente de capter cette luminosité si typique des orages saisonniers. Un éclairage puissant dans un ciel de plomb ! Le contraste est intense, presque irréel. Le blanc des fleurs du ‘boule de neige”, le mauve des lilas, le rouge des feuilles du prunus semblent plus vifs et soutenus. Et voilà les premières gouttes qui tombent dans le grondement du tonnerre… Je cours me réfugier à la maison dans les effluves de la terre qui se mouille. Que j’aime cette odeur ! Tout comme celle de l’herbe fraichement coupée elle me fait revivre mes premières vacances dans notre maison de campagne, en Creuse.

Ici, on pratique l’art-thérapie au quotidien, c’est bon pour notre moral et notre bien-être et ça nous permet de vivre au rythme de la nature et des saisons.