© Camille Blandin
Portrait de Creuse
Portrait de Creuse

Camille Blandin

Tisserande passementière

Toulousaine passionnée par l’art, l’artisanat et le patrimoine en général, diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, Camille Blandin (l’Échoppe de la noctambule) a d’abord fait une immersion dans l’univers de la soierie lyonnaise, avant de poser ses valises à Felletin pour développer son activité de tisserande.

Depuis toute petite, ce qu’elle aime c’est observer les artisans au travail et visiter des châteaux (même en ruines !). Avec le temps, cet intérêt n’a fait que grandir, elle s’est familiarisée avec le travail manuel, puis a découvert la reconstitution historique grâce aux fêtes médiévales et à de belles rencontres. Sa curiosité se portant sur le tissage de galons, dont elle est aujourd’hui l’une des seules à maitriser le savoir-faire en France.

L'échoppe De La Noctambule Camille Blandin
Camille

« Mon coup de cœur en Creuse Grand Sud : les belles rencontres avec les artisans et associations qui animent la filière laine. »

Elle aime
  • La randonnée
  • Les sites naturels du PNR de Millevaches
  • L'exploration du patrimoine bâti

Pouvez-vous nous dire comment vous êtes arrivée en Creuse ?

Il a fallu apprivoiser la technique, faire preuve de patience et de persévérance, pour acquérir, petit à petit, des gestes précis et minutieux. Une fois la passion bien installée, c’est une vocation qui s’est confirmée, avec la volonté d’apprendre et de transmettre.

C’est ce qui m’a amenée en Creuse. J’ai suivi un certain nombre de formations professionnelles à Lainamac, puis j’ai rencontré les acteurs de la filière textile et du patrimoine local. Parmi eux, l’association Felletin Patrimoine Environnement, organisatrice, entre autres, des Journées Nationales de la Laine.

C’est avec ce nouveau bagage de connaissances que j’ai créé mon activité, L’Échoppe de la Noctambule. Comme un certain nombre de métiers rares, il n’existe ni études, ni diplômes pour se former. Alors il faut apprendre, par la pratique, mais aussi par des recherches plus théoriques.

Pouvez-vous nous parler de votre activité, de votre contact avec le public ?

L’Échoppe de la Noctambule, c’est la vente de galon et de lacet au mètre, de petite passementerie et autres accessoires textiles, mais aussi la valorisation d’un métier ancestral. Par le biais de démonstrations, animations et ateliers autour de la pratique, j’espère, à mon échelle, pouvoir participer à la sauvegarde et au partage d’un savoir-faire, et ainsi permettre la compréhension des techniques traditionnelles et modernes.

Le tissage aux cartes, c’est l’histoire d’une technique ancestrale qui permet de tisser des bandes de tissus aux motifs façonnés. Le galon, bande tissée de petite largeur, peut être décoratif ou purement fonctionnel. La technique est entièrement manuelle et consiste à entrecroiser des fils de chaîne et de trame avec une certaine densité. Entre technicité et créativité, les étapes de fabrication sont nombreuses. De la traçabilité des matières premières notamment pour la laine, aux finitions des pièces, en passant par la recherche d’harmonies de couleurs et le dessin, je travaille le plus souvent sur-mesure.

Rendre visite à l’Échoppe de la Noctambule

Camille propose des démonstrations de tissage à la boutique Histoire de Laines
6 route d’Aubusson – 23500 Felletin – Tél. 05 55 67 57 27

Elle vous y attend pour les Journées Européennes des Métiers d’Art, du 06 au 11 avril (sur réservation).