© OT Creuse Sud-Ouest

Des arbres... mais remarquables !

Si  la Creuse est un département très boisé, il y a un peu plus de 100 ans, elle était recouverte essentiellement de landes et de prairies. Des troupeaux de moutons, des petites parcelles délimitées de murets de pierres ou de haies, des bruyères colorées ou des genêts odorants, tels étaient les paysages qu’ont connus nos ancêtres.

De temps en temps, un grand arbre sortait de la haie et tendait ses branches vers le ciel. Celui-ci n’était pas taillé comme les autres, qui offraient régulièrement leurs branches aux cheminées et devenaient de « têtards ». Il abritait les animaux du soleil et hébergeait bon nombre d’insectes et autres oiseaux et rongeurs.

Une haute silhouette était déjà présente au centre du village : le tilleul ! Symbole de la paix retrouvée entre catholiques et protestants. Il se murmure qu’ils auraient été plantés sous l’impulsion de Sully, au centre du village, sur le couderc ou près de l’église (La Chapelle Saint Martial, Saint Martial le Mont, Saint Moreil). D’ailleurs, ces géants portent encore souvent le nom du ministre d’Henri IV (Nouallaguet commune de Saint Georges la Pouge). Solides et fiers, de nombreux spécimens veillent depuis le XVIème siècle sur une compagne qui leur est souvent associée, la croix, l’englobant partiellement quelquefois sous ses bourrelets de bois (Janaillat).

D’autres fois, c’est un platane qui joue ce rôle protecteur près de la croix (Moutier d’Ahun). Souvent creux et fragiles, ces ancêtres nécessitent mille attentions. Pour la sécurité des passants, ils peuvent être cerclés, élagués, surveillés (Maisonnisses).

Dans les parcs des châteaux ou des belles propriétés bourgeoises, des essences nouvellement importées en France ont été implantées aux XVIII et XIXème siècles. Ces imposants cèdres, séquoias ou tulipiers déploient encore leurs rameaux majestueux et servent d’écrin à d’élégantes propriétés (château de la Chezotte commune d’Ahun, parc de la maison de La Chapelle Saint Martial).

Ces arbres remarquables peuvent ponctuer de belles balades tranquilles en voiture ou en moto. Profitez alors de leur force tranquille, imaginez ce que ces anciens ont vu et vécu, effleurez leur écorce, admirez leur ramure ! Surtout n’oubliez pas de les immortaliser en photo ou dessin car malgré leur force apparente, ces êtres sont fragiles et amenés à disparaitre (le Sully des Maumes au Donzeil)…