Les bons gestes à avoir lors d’une balade en forêt, sur un sentier, ou même dans votre jardin.
Les tiques sont des acariens qui se nourrissent de sang, et dont nous sommes, nous autres humains, des hôtes accidentels. L’espèce Ixodes ricinus est celle que nous trouvons le plus souvent sur nous ou sur nos animaux de compagnie.
Nous les rencontrons principalement au printemps lorsque les températuresremontent, ainsi qu’en automne lorsque l’humiditérevient accompagnée de températures clémentes. Les tiques supportant mal la chaleur en l’absence d’humidité, elles sont moins actives en été. De même en hiver avec le froid, elles mettent en pause, en diapause, afin d’attendre que les conditions redeviennent meilleures pour repartir en quête d’un repas.
Les tiques (ici Ixodes ricinus) ont différents hôtes en fonction de leurs stades de développement : des petits mammifères, des lézards, des oiseaux, des mammifères de tailles moyennes, jusqu’aux gros mammifères de type chevaux, bovins, y compris les humains.
Lumière sur des idées reçues
Nombreuses sont les idées reçues qui perdurent, et pourtant en la matière la science et la recherche avance !
- Les tiques tombent des arbres : FAUX => Les tiques certes grimpent, mais seulement à hauteur d’herbes (hautes ou courtes), d’où leurs présences sur les grandes graminées par exemple.
- On ne les trouve qu’en forêt : FAUX => Les tiques peuvent être présentes partout à partir du moment où il y a passage d’animaux (sauvages ou domestiques) donc jardin ou forêt vous pouvez en rencontrer.
- Ce sont des acariens qui sautent : FAUX => A contrario des puces, les tiques n’ont pas de système de « ressort » sur leurs pattes. Elles se perchent en haut d’une herbe et attendent le passage d’un animal pour s’y agripper.
- Le Grand Est et le Limousin sont particulièrement concernés : VRAI => Pour une bonne raison, nous avons encore la chance d’avoir une belle nature, des forêts, des corridors naturels, une grande diversité d’espèce, qui fait que nous avons également plus de tiques que dans des régions plus artificialisées.
- Toutes les tiques sont porteuses de maladies : FAUX
- Si je retire mal une tique elle peut repousser : FAUX => Si jamais la « tête » de la tique reste sous la peau malgré le bon usage d’un « tire-tique » pour l’enlever, il faut juste désinfecter la plaie et surveiller qu’elle ne s’infecte pas (un peu comme si vous aviez une épine de ronce sous la peau).

Le saviez-vous ?
- Plus la population de prédateurs de rongeurs augmente (exemple : renards, rapaces, chats forestiers, …) moins la borréliose est véhiculée dans la nature car ce sont les petits rongeurs qui sont le « réservoirs » de cette bactérie.
- Une tique femelle du genre Ixodes ricinus peut pondre jusqu’à 2000 oeufs mais seulement 2 arriveront adultes en âge de se reproduire.
- Pour retirer une tique, le seul moyen simple et efficace est le « tire –tique », disponible désormais en 3 tailles, dont un tout petit et sont disponibles en pharmacie.
Se protéger :
- Répulsifs : en pharmacie mais peu efficace sur la durée, à mettre de préférence sur les vêtements.
- Vêtements : porter des vêtements clairs permet de voir les tiques plus facilement. Mettre les chaussettes par-dessus le pantalon limite la possibilité que les tiques ne viennent sur la peau.
- Check tiques : cette technique consiste à frotter vigoureusement le pantalon pour faire tomber toutes les tiques qui pourraient passer inaperçu au premier coup d’oeil. A faire en fin de balade avant de retourner chez soi ou en voiture.
- Observation : bien regarder le soir même et le lendemain sur son corps s’il y a présence ou non de tiques.
Que faire en cas de morsure ?
Retirer la tique avec un tire-tiques, puis désinfecter la zone. Surveiller s’il y a ou non présence d’un érythème migrant (rond rouge qui se diffuse progressivement). Si l’érythème est présent, consulter un professionnel de santé.
Une fois la tique retirée, vous pouvez l’envoyer au programme de recherche Citique qui les étudie pour mieux les comprendre.












